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	<title>F3S - Doctoral Student Seminars</title>
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		<title>3e édition des Journées doctorales, thématique: conflits et développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmCograph]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 11:15:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Doctoral Student Seminars]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Regards Critiques sur le Développement 20-22 novembre 2024 Centre des colloques du Campus Condorcet, Aubervilliers Salles: auditorium 150, salles 100 et 3.01 et foyer du centre de colloques En partie retransmis / en hybride Les journées doctorales « Regards critiques sur le développement » (JDrcD) visent à promouvoir les synergies entre les jeunes chercheur·e·s (docteur·e·s, &#8230; <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/3e-edition-des-journees-doctorales-thematique-conflits-et-developpement-2/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "3e édition des Journées doctorales, thématique: conflits et développement"</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/3e-edition-des-journees-doctorales-thematique-conflits-et-developpement-2/">3e édition des Journées doctorales, thématique: conflits et développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="modal-ready"><p style="text-align: justify;"><strong>Regards Critiques sur le Développement<br />
20-22 novembre 2024<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Centre des colloques du Campus Condorcet, Aubervilliers</strong><br />
Salles: auditorium 150, salles 100 et 3.01 et foyer du centre de colloques<br />
En partie retransmis / en hybride</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1476"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les journées doctorales « Regards critiques sur le développement » (JDrcD) visent à promouvoir les synergies entre les jeunes chercheur·e·s (docteur·e·s, doctorant·e·s et masterant·e·s) en sciences humaines et sociales contribuant à la recherche critique sur le développement, à l’étude des politiques et des institutions qui prétendent l’incarner et le mettre en pratique, et leurs fondements idéologiques, dans les Nords comme dans les Suds. Elles visent à faire dialoguer les travaux venant de différentes disciplines (anthropologie, économie, géographie, science politique, sociologie, psychologie…), dans la mesure où le développement est un fait social total.</p>
<p style="text-align: justify;">Après deux premières éditions très riches, l’initiative se pérennise en 2024 avec une troisième édition. La singularité du projet réside dans son format, entre conférences plénières, sessions de présentation des travaux de jeunes chercheur·e·s, et ateliers pour échanger sur les défis et les difficultés qui traversent la recherche, concernant l&#8217;enquête de terrain, l’écriture, les stratégies de valorisation des travaux ainsi que l&#8217;après-thèse. L&#8217;événement garde par ailleurs une dimension résolument internationale, en favorisant les échanges Nords-Suds avec la participation de chercheur·e·s étrangers aux conférences plénières, et en permettant, dans la mesure du possible, à des jeunes chercheur·e·s des Suds de présenter leurs travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les trois grands objectifs des JDrcD sont toujours les suivants :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li aria-level="1"><b>Échanger sur les enjeux et les défis transversaux et épistémologiques de la recherche sur le développement au cours de conférences plénières</b>. La co-organisation d’une conférence avec l’EADI annonce un programme riche dont l’annonce viendra au courant de l’année.</li>
<li aria-level="1"><b>Valoriser les travaux et les résultats du travail académique des jeunes chercheur·euse·s lors de sessions thématiques</b> (jeunes docteur·e·s, doctorant·e·s et masterant·e·s), quel que soit l’état d’avancement de leurs travaux.</li>
<li aria-level="1"><b>Mieux comprendre la diversité des façons de faire de la recherche ainsi que des perspectives professionnelles, à travers les ateliers</b>.</li>
</ol>
<h2 style="text-align: justify;">Cadrage thématique</h2>
<p style="text-align: justify;"><b>Conflits et développement : Regards croisés et analyse critique </b></p>
<p style="text-align: justify;">Ces dernières années ont été marquées par des tensions géopolitiques croissantes au niveau international. Les territoires nationaux ne sont pas non plus épargnés par cette actualité, avec des conflits armés internes de nature et d’intensité variables, allant des guerres civiles à la militarisation des pays dans le cadre de « guerres » contre des groupuscules tels que les narcotrafiquants. Ces situations engendrent alors des dégradations des conditions de vie, pouvant aller jusqu’à provoquer des crises humanitaires, dont les conséquences sont aussi bien sociales, politiques, économiques que psychiques <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?0tPYFK">(Debos, 2011; Leander, 2005; Blattman et al., 2009; Butler, 2010)</a>. Au niveau local également de nombreux conflits sont recensés. Ils peuvent opposer des villages ou des membres d’une communauté, en particulier autour de l’accès au foncier, et ne sont pas épargnés par les situations de violence <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?fKLGUW">(Fautras, 2015; M’munga Assumani, 2020)</a>. Mais ils peuvent aussi prendre la forme de mobilisations sociales, et s’exprimer davantage par des voies juridiques que par la violence physique. Quelle que soit leur nature, les conflits sont susceptibles d’affecter les sociétés à tous les niveaux, et même les individus, dans leur identité et intériorité, et leurs rapports aux autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Défini généralement par les sciences humaines et sociales comme une « situation relationnelle structurée autour d’un antagonisme » <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?r4IfbX">(Cattaruzza et al., 2011)</a>, ou comme la « relation entre plusieurs personnes ou plusieurs groupes qui poursuivent des buts incompatibles » <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?HmhDYh">(Derriennic, 2001)</a>, l’explosion d’un conflit interroge donc inévitablement le développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours des journées, nous proposons d’explorer trois dimensions des interactions entre conflits et développement : (1) le nexus sécurité-développement, (2) les conflits conséquents aux politiques de développement, et enfin, (3) la temporalité et l’échelle des conflits.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Axe 1. Le nexus sécurité-développement</b></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les organisations internationales et les pouvoirs publics, le conflit est un frein au développement dans la mesure où il est susceptible d’entraver la mise en œuvre des politiques. De ce point de vue, le conflit est l’expression d’un dysfonctionnement, qu’il convient de désamorcer et de résoudre (UNDP, 2012). En retour, les politiques de développement sont évaluées par les bailleurs internationaux et les ONG en fonction de leur contribution à la stabilité des territoires <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?mFRw69">(Tschirgi, 2006)</a>. La paix serait ainsi le résultat d’un cercle vertueux de libéralisation du marché, de développement économique et la démocratisation des sociétés <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?q2fxJ9">(Grajales, 2021)</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conflits contemporains se déploient majoritairement dans des territoires « en développement », généralement vulnérables  et plus spécifiquement au niveau infranational. Ce constat nous permet d&#8217;interroger les conflits en se focalisant non seulement sur leur moment d&#8217;explosion, mais également sur les acteurs et les contextes dans lesquels ils prennent forme. Une approche significative dans ce cadre est l&#8217;exploration de l&#8217;interaction entre conflits armés et développement, englobant le nexus complexe de la « sécurité-développement » <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?6bVKAS">(Leboeuf, 2006)</a>. Cette dynamique soulève des questions cruciales, notamment à la lumière de situations comme celles observées au Sahel <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?Ptf1w9">(Bouju, 2020)</a>, en Afghanistan, et d&#8217;autres contextes dans lesquels on peut retrouver des dynamiques similaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les inégalités et l&#8217;instabilité, liées aux processus de développement, émergent comme des éléments fondamentaux conduisant à l&#8217;explosion des affrontements à grande échelle. La montée de l&#8217;extrémisme au Sahel, les guérillas organisées en Amérique latine, la guerre en Syrie <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?YMbxk9">(Huët, 2015)</a> entre autres exemples, constituent des manifestations directes de ces inégalités et instabilités, qui s’expriment dans l’accès aux ressources et les (im)possibilités de participation politique, et s’inscrivent dans la durée, aboutissant à l’explosion de conflits internes (CEA, 2017).</p>
<p style="text-align: justify;">La violence, les crises humanitaires et les flux migratoires conséquents aux guerres, notamment civiles, sont par ailleurs source de traumatisme pour les populations qui restent comme pour ceux qui partent <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?Rr6KFP">(Douville, 2018)</a>. Comment réfléchir les relations entre le l&#8217;individu et le groupe dans des contextes de conflits ? Comment penser, par ailleurs, les dynamiques de genre dans ces contextes, les femmes et les hommes pouvant être affectés différemment par les conflits et jouent des rôles variés dans les processus de développement ?</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Axe 2. Les conflits conséquents aux politiques de développement</b></p>
<p style="text-align: justify;">Mais les conflits peuvent aussi être plus directement induits par les politiques de développement. À rebours d’une conception dysfonctionnelle des conflits, force est de constater que de nombre d’entre eux découlent en effet des politiques de développement, qu’ils remettent en question. Tout d’abord, les mobilisations protestataires contre certaines politiques, de plus en plus extractivistes, et plus spécifiquement contre certains projets de développement, ont tout particulièrement suscité l’intérêt des chercheurs (Bebbington, 2011; Svampa et al., 2015). Des travaux se sont intéressés aux conflits socio-environnementaux (Charlier, 1999; Webber, 2008), aux conflits d’usage ou encore d’aménagement <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?uwSh24">(Lecourt, 2003; Subra, 2016)</a>, en prêtant une attention particulière à l’identification des acteurs impliqués et leurs territorialités  (Svampa, 2018). De plus, d’autres travaux ont montré comment le caractère répressif de l’autorité à l’encontre des mouvements sociaux n’agit pas uniquement sur le choix du répertoire d’action collective, mais aussi sur les pratiques des militants, son organisation, parfois sur la radicalisation du mouvement <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?um89Gc">(Combes et al., 2011)</a>. Ces différentes configurations sociales engendrent une conflictualité et rompt le tissu social du groupe résidant à proximité des projets. Cette perturbation se manifeste souvent par une ouvriérisation de la population <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?UVLTEz">(Buu-Sao, 2019)</a>, où le changement fréquent des activités et des relations sociales paysannes vers une dynamique ouvrière perturbe les rapports sociaux du groupe impliqué. Enfin, différents travaux en sciences sociales ont examiné les résistances quotidiennes et le soutien de la population locale envers les projets de développement <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?DTXtQO">(Allain, 2020; Buu-Sao, 2013; Lebeaupin-Salamon, 2022; Poupeau et al., 2018)</a>. Comment comprendre alors ces différentes dynamiques ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ce deuxième axe se consacre aux mobilisations autour des projets de développement, examinant l&#8217;acceptabilité sociale de ces projets ainsi que les conflits qu&#8217;ils suscitent et leur gestion. La gestion de ces conflits implique divers acteurs, qu&#8217;ils soient publics ou privés, notamment les entreprises (Buu-Sao, 2023). Cette approche soulève des questions sur les mécanismes déployés pour minimiser les résistances et traiter les conflits potentiels. Comment les acteurs impliqués influencent-ils la perception publique et atténuent-ils les tensions à travers le façonnement des récits et des discours ? Comment les groupes sociaux dominés s&#8217;adaptent-ils aux projets de développement et justifient-ils leur présence sur leur territoire ? Ces conflits remettent-ils en cause les politiques de développement, et comment parviennent-ils à infléchir ces politiques ? Quels sont les résultats de ces conflits ? Ils peuvent, dans cette optique, constituer un point de rupture et contribuer à la transformation des normes, des pratiques, des représentations et, en fin de compte, des territoires.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Axe 3. La temporalité et les échelles des conflits</b></p>
<p style="text-align: justify;">Une question transversale émerge quand on analyse les deux principales formes de conflits évoquées dans les axes précédents : la temporalité et les échelles d’expression, qui ne sont pas figés et qui interrogent le passage de conflits locaux à des conflits d’ampleur.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un côté, on assiste dans certaines régions à des successions de conflits de différentes nature, s’exprimant à différentes échelles. Ces conflits sont généralement appréhendés de manière déconnectée, mais des travaux ont exploré leur articulation et l’enchâssement d’enjeux, en particulier des formes d’interdépendance entre les conflits fonciers et les confrontations armées <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?KAiVqP">(Chauveau et al., 2020)</a>, par ailleurs renforcés par des dynamiques migratoires <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?THEKSK">(Chauveau, 2017)</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un autre côté, un conflit peut également s’exprimer différemment dans le temps. Il est susceptible de se transformer et d’alterner des périodes d’accalmie et de résurgence <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?lmjk8H">(Léonard et al., 2022)</a>. C’est le cas notamment des conflits qui prennent pour cible les politiques de développement. Les antagonismes génèrent souvent un intérêt pour les chercheurs une fois que les collectifs mobilisés se sont alliés à des acteurs transnationaux, leur permettant alors d’accéder à des ressources internationales qu’ils peuvent adapter aux besoins de l’action locale <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?X6z0Bi">(Allain, 2019)</a>. Amplifiées sur les réseaux sociaux numériques, certains de ces rapports contestataires sont mondialisés, comme le mouvement altermondialiste <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?nCWING">(Dufour, 2013)</a>, agissant en réseau, mais avec des configurations locales spécifiques du contexte. Des luttes peuvent alors être amenées à converger, comme le rôle des femmes subalternes dans la protection de l&#8217;environnement <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?JHcw1S">(Hillenkamp, 2021)</a>. Ces contestations ont le pouvoir de remettre en question les rapports de domination conventionnels entre les hommes, les femmes et la nature, pouvant ainsi devenir des catalyseurs de transformations normatives, pratiques et territoriales.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces alliances stratégiques entre des acteurs locaux et des acteurs visibles sur les scènes nationales, voire internationales, et les stratégies adoptées dans des contextes parfois contraignants, posent la question de l’origine des conflits, de leur explosion et de leur processus de reconfiguration au cours des mobilisations. Les questionnements relatifs à la transformation des conflits et leurs formes de transfert ouvrent par ailleurs la voie à un renouvellement des cadres d’analyse. Comment les cadres conceptuels existants peuvent-ils être repensés pour mieux saisir les complexités des conflits liés au développement ? Les contributions qui interrogent les possibilités de circulation des notions et des approches entre les disciplines seront particulièrement appréciées. Penser la temporalité des conflits est aussi l’occasion de penser leur “productivité” <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?pUSRO0">(Melé, 2013)</a> et “l’après conflit” <a href="https://www.zotero.org/google-docs/?Z7AQC1">(Daho, 2015; Foucher, 2007)</a>. Qu’est-ce que les conflits font aux territoires et aux politiques de développement ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://sites.google.com/view/jdrc-developpement/%C3%A9dition-2024-3/appel-%C3%A0-communications" target="_blank" rel="noopener">&gt;&gt; Voir l&#8217;appel à communication complet</a></p>
</div><p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/3e-edition-des-journees-doctorales-thematique-conflits-et-developpement-2/">3e édition des Journées doctorales, thématique: conflits et développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>2e édition des Journées doctorales &#8211; Thématique : résilience &#8211; 18, 19 et 20 octobre 2023</title>
		<link>https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/2e-edition-des-journees-doctorales-thematique-resilience-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmCograph]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2023 08:33:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Doctoral Student Seminars]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Regards Critiques sur le Développement Centre des colloques du Campus Condorcet, Aubervilliers &#62;&#62; Retransmission en ligne &#62; Télécharger le pré-programme au format PDF &#160; Présentation des journées et des équipes organisatrices Les journées doctorales « Regards critiques sur le développement » (JDrcD) visent à promouvoir les synergies entre les jeunes chercheur·euse·s (jeunes docteur·e·s, doctorant·e·s et &#8230; <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/2e-edition-des-journees-doctorales-thematique-resilience-2/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "2e édition des Journées doctorales &#8211; Thématique : résilience &#8211; 18, 19 et 20 octobre 2023"</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/2e-edition-des-journees-doctorales-thematique-resilience-2/">2e édition des Journées doctorales &#8211; Thématique : résilience &#8211; 18, 19 et 20 octobre 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="modal-ready"><p><strong>Regards Critiques sur le Développement</strong></p>
<p>Centre des colloques du Campus Condorcet, Aubervilliers<br />
<a href="https://sites.google.com/view/jdrc-developpement/accueil" target="_blank" rel="noopener">&gt;&gt; Retransmission en ligne</a></p>
<p><a href="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2023/09/Pre_Programme_JDrcD-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener">&gt; Télécharger le pré-programme au format PDF</a></p>
<p><span id="more-1396"></span></p>
<a href="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2023/09/Pre_Programme_JDrcD-2023.pdf" class="pdfemb-viewer" style="" data-width="max" data-height="max" data-toolbar="both" data-toolbar-fixed="on">Pre_Programme_JDrcD 2023</a>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation"><strong>Présentation des journées et des équipes organisatrices</strong> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Les journées doctorales « Regards critiques sur le développement » (JDrcD) visent à </span><span dir="ltr" role="presentation">promouvoir les synergies entre les jeunes chercheur·euse·s (jeunes docteur·e·s, doctorant·e·s </span><span dir="ltr" role="presentation">et</span> <span dir="ltr" role="presentation">masterant·e·s)</span> <span dir="ltr" role="presentation">en</span> <span dir="ltr" role="presentation">sciences</span> <span dir="ltr" role="presentation">sociales</span> <span dir="ltr" role="presentation">contribuant</span> <span dir="ltr" role="presentation">à</span> <span dir="ltr" role="presentation">la</span> <span dir="ltr" role="presentation">recherche</span> <span dir="ltr" role="presentation">critique</span> <span dir="ltr" role="presentation">sur</span> <span dir="ltr" role="presentation">le </span><span dir="ltr" role="presentation">développement, à l’étude des politiques et des institutions qui prétendent l’incarner et le </span><span dir="ltr" role="presentation">mettre en pratique, ainsi que leurs fondements idéologiques, dans les Nord comme dans les </span><span dir="ltr" role="presentation">Sud. Elles visent à faire dialoguer les travaux venant des différentes disciplines des sciences </span><span dir="ltr" role="presentation">sociales, dans la mesure où le développement est un objet aussi bien anthropologique, </span><span dir="ltr" role="presentation">économique, géographique, politique, psychologique, écologique que social. La composition </span><span dir="ltr" role="presentation">des comités scientifiques et d’organisation, ainsi que la programmation des ateliers, mettent </span><span dir="ltr" role="presentation">la pluridisciplinarité et ses défis contemporains au cœur de cet évènement. </span><span dir="ltr" role="presentation">Cette initiative se pérennise pour une deuxième édition soutenue (dans l’ordre alphabétique) </span><span dir="ltr" role="presentation">par le comité scientifique du Campus Condorcet, l’EADI, la F3S, le GEMDEV</span><span dir="ltr" role="presentation">1</span> <span dir="ltr" role="presentation">et l’ensemble </span><span dir="ltr" role="presentation">des structures de rattachement des membres du comité d’organisation (CETOBaC, CEPN, CREDA, Développement et Sociétés, Géographie-cités, Pléiade, PRODIG, UMI SOURCE et UTRPP).<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Articulés, cette année, autour de la thématique de la « résilience », les trois grands objectifs </span><span dir="ltr" role="presentation">des JDrcD sont toujours les suivants :</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong><span dir="ltr" role="presentation">Échanger sur les enjeux et les défis transversaux et épistémologiques de la</span></strong><br role="presentation" /><strong><span dir="ltr" role="presentation">recherche sur le développement</span></strong> <span dir="ltr" role="presentation">au cours de conférences plénières. </span><span dir="ltr" role="presentation">La</span> <span dir="ltr" role="presentation">co-organisation</span> <span dir="ltr" role="presentation">d’une</span> <span dir="ltr" role="presentation">conférence</span> <span dir="ltr" role="presentation">avec</span> <span dir="ltr" role="presentation">l’EADI</span> <span dir="ltr" role="presentation">annonce</span> <span dir="ltr" role="presentation">un</span> <span dir="ltr" role="presentation">programme riche dont </span><span dir="ltr" role="presentation">l’annonce viendra en courant d’année.</span></li>
<li><strong><span dir="ltr" role="presentation">Valoriser</span> <span dir="ltr" role="presentation">les</span> <span dir="ltr" role="presentation">travaux</span> <span dir="ltr" role="presentation">et</span> <span dir="ltr" role="presentation">les</span> <span dir="ltr" role="presentation">résultats</span> <span dir="ltr" role="presentation">du</span> <span dir="ltr" role="presentation">travail</span> <span dir="ltr" role="presentation">académique</span> <span dir="ltr" role="presentation">des</span> <span dir="ltr" role="presentation">jeunes</span></strong><br role="presentation" /><strong><span dir="ltr" role="presentation">chercheur·euse·s</span></strong> <span dir="ltr" role="presentation">en sessions de présentation thématiques (chercheur·euse·s en début </span><span dir="ltr" role="presentation">de carrière, doctorant·e·s et masterant·e·s). </span><span dir="ltr" role="presentation">Les journées doctorales constitueront une rencontre résolument didactique pour les jeunes </span><span dir="ltr" role="presentation">chercheur·euse·s, quel que soit l’état d’avancement de leurs travaux. De cette manière, le </span><span dir="ltr" role="presentation">programme pourra inclure des sessions thématiques dédiées aux</span> <strong><span dir="ltr" role="presentation">travaux avancés</span></strong> <span dir="ltr" role="presentation">(</span><span dir="ltr" role="presentation">avec la </span><span dir="ltr" role="presentation">soumission d’un texte de communication selon le calendrier précisé plus bas</span><span dir="ltr" role="presentation">), mais aussi des </span><span dir="ltr" role="presentation">moments pour discuter des travaux moins avancés (</span><span dir="ltr" role="presentation">“sessions germination”</span><span dir="ltr" role="presentation">)</span><span dir="ltr" role="presentation">.</span> <strong><span dir="ltr" role="presentation">Les</span> <span dir="ltr" role="presentation">sessions </span><span dir="ltr" role="presentation">germination</span></strong> <span dir="ltr" role="presentation">visent à fournir une plateforme pour présenter des travaux en cours et/ou des </span><span dir="ltr" role="presentation">idées</span> <span dir="ltr" role="presentation">novatrices</span> <span dir="ltr" role="presentation">sur</span> <span dir="ltr" role="presentation">le</span> <span dir="ltr" role="presentation">plan</span> <span dir="ltr" role="presentation">pluridisciplinaire,</span> <span dir="ltr" role="presentation">ou</span> <span dir="ltr" role="presentation">encore</span> <span dir="ltr" role="presentation">pour</span> <span dir="ltr" role="presentation">discuter</span> <span dir="ltr" role="presentation">de</span> <span dir="ltr" role="presentation">points </span><span dir="ltr" role="presentation">méthodologiques précis. </span><span dir="ltr" role="presentation">Des possibilités de valorisation par publication sont en cours de négociation. Des (pré-)actes </span><span dir="ltr" role="presentation">pourraient être publiés en archives ouvertes (communications écrites) et pour les travaux les </span><span dir="ltr" role="presentation">plus avancés, il pourra être envisagé de proposer un numéro thématique dans une revue à </span><span dir="ltr" role="presentation">comité de lecture (en soumettant les travaux au processus d’évaluation).</span></li>
<li><span dir="ltr" role="presentation"><strong>Mieux comprendre la diversité des façons de faire de la recherche</strong> et la diversité </span><span dir="ltr" role="presentation">des métiers de la recherche</span><span dir="ltr" role="presentation">, à travers les ateliers. </span><span dir="ltr" role="presentation">Après la réalisation audiovisuelle et la publication académique en 2022, le programme </span><span dir="ltr" role="presentation">inclura des ateliers méthodologiques et d’écriture sur inscription, et un focus sur l’après-thèse </span><span dir="ltr" role="presentation">pour les docteur·e·s en études du développement (assuré par l’EADI).</span></li>
</ol>
<h2 style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Cadrage thématique : autour de la notion de résilience</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">L’entrée dans le XXIe siècle a marqué le début d&#8217;une avalanche de crises d’une grande </span><span dir="ltr" role="presentation">hétérogénéité : des conflits armés (en Irak, en Afghanistan ou encore en Ukraine) aux </span><span dir="ltr" role="presentation">soulèvements</span> <span dir="ltr" role="presentation">populaires</span> <span dir="ltr" role="presentation">(des</span> <span dir="ltr" role="presentation">printemps</span> <span dir="ltr" role="presentation">arabes</span> <span dir="ltr" role="presentation">aux</span> <span dir="ltr" role="presentation">gilets</span> <span dir="ltr" role="presentation">jaunes,</span> <span dir="ltr" role="presentation">en</span> <span dir="ltr" role="presentation">passant</span> <span dir="ltr" role="presentation">par</span> <span dir="ltr" role="presentation">le </span><span dir="ltr" role="presentation">mouvement « Femmes, vie, liberté » en Iran), du terrorisme à la montée des extrémismes, des </span><span dir="ltr" role="presentation">désastres environnementaux liés aux actions anthropiques aux changements climatiques, aux </span><span dir="ltr" role="presentation">crises économiques, politiques (instabilité gouvernementale, coup d’État, etc.) ou encore, </span><span dir="ltr" role="presentation">plus récemment, aux crises sanitaires (H1N1, SARS-CoV-2 Covid). Ces exemples ne sont </span><span dir="ltr" role="presentation">qu&#8217;une partie des problématiques qui constituent le contexte récent dans lequel les questions </span><span dir="ltr" role="presentation">de développement sont appréhendées ces deux dernières décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Au sens large, qu’elle soit brutale ou prise dans des temporalités plus longues, </span><span dir="ltr" role="presentation">indiquant des faiblesses structurelles, la crise exprime une rupture de la stabilité d&#8217;un </span><span dir="ltr" role="presentation">«</span> <span dir="ltr" role="presentation">système</span> <span dir="ltr" role="presentation">»</span> <span dir="ltr" role="presentation">(Géoconfluences,</span> <span dir="ltr" role="presentation">2015,</span> <span dir="ltr" role="presentation">2005).</span> <span dir="ltr" role="presentation">Face</span> <span dir="ltr" role="presentation">à</span> <span dir="ltr" role="presentation">ces</span> <span dir="ltr" role="presentation">changements</span> <span dir="ltr" role="presentation">d’ordre</span> <span dir="ltr" role="presentation">social, </span><span dir="ltr" role="presentation">économique</span> <span dir="ltr" role="presentation">ou</span> <span dir="ltr" role="presentation">naturel,</span> <span dir="ltr" role="presentation">les</span> <span dir="ltr" role="presentation">systèmes</span> <span dir="ltr" role="presentation">humains</span> <span dir="ltr" role="presentation">apprennent</span> <span dir="ltr" role="presentation">à</span> <span dir="ltr" role="presentation">s&#8217;adapter</span> <span dir="ltr" role="presentation">à</span> <span dir="ltr" role="presentation">la</span> <span dir="ltr" role="presentation">logique </span><span dir="ltr" role="presentation">hégémonique dérivée du capital, à développer de nouvelles stratégies pour prévenir et </span><span dir="ltr" role="presentation">minimiser de conséquences adverses, et à se remettre rapidement. Dans ce contexte, les </span><span dir="ltr" role="presentation">sciences humaines et sociales s&#8217;intéressent aux dynamiques provoquées par ces ruptures.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">En explorant les rapports entre la continuité et le changement dans des situations de </span><span dir="ltr" role="presentation">(prévention de) crise, la résilience interroge la temporalité des phénomènes. La notion de </span><span dir="ltr" role="presentation">résilience</span> <span dir="ltr" role="presentation">a</span> <span dir="ltr" role="presentation">donc</span> <span dir="ltr" role="presentation">été</span> <span dir="ltr" role="presentation">particulièrement</span> <span dir="ltr" role="presentation">mobilisée</span> <span dir="ltr" role="presentation">pour</span> <span dir="ltr" role="presentation">appréhender</span> <span dir="ltr" role="presentation">la</span> <span dir="ltr" role="presentation">réponse</span> <span dir="ltr" role="presentation">de </span><span dir="ltr" role="presentation">l’environnement social, spatial, économique ou encore naturel à ces changements multiples et </span><span dir="ltr" role="presentation">rapides.</span> <span dir="ltr" role="presentation">Empruntée à la physique des matériaux et développée en analyse systémique </span><span dir="ltr" role="presentation">(Haimes, 2009; Magis, 2010), la définition et l’usage de la notion ne font toutefois pas </span><span dir="ltr" role="presentation">consensus (Lallau et al., 2018).</span> <strong><span dir="ltr" role="presentation">Ces journées doctorales ne visent pas à clore le débat sur </span><span dir="ltr" role="presentation">la polysémie et la légitimité de la notion de résilience. Au contraire, elles font le pari que </span><span dir="ltr" role="presentation">les</span> <span dir="ltr" role="presentation">différentes manières d&#8217;appréhender et de critiquer la résilience permettent de </span><span dir="ltr" role="presentation">nourrir à la fois le dialogue transdisciplinaire et la critique du développement.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Quatre axes de réflexion ont été dégagés pour explorer ces interrogations, sans </span><span dir="ltr" role="presentation">nécessairement</span> <span dir="ltr" role="presentation">s’y</span> <span dir="ltr" role="presentation">limiter.</span> <span dir="ltr" role="presentation">Ainsi,</span> <span dir="ltr" role="presentation">le</span> <span dir="ltr" role="presentation">comité</span> <span dir="ltr" role="presentation">scientifique</span> <span dir="ltr" role="presentation">pourra</span> <span dir="ltr" role="presentation">également</span> <span dir="ltr" role="presentation">étudier</span> <span dir="ltr" role="presentation">les </span><span dir="ltr" role="presentation">propositions de communication qui ne s’inséreraient pas explicitement dans ces axes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span dir="ltr" role="presentation">1° Débattre des liens entre résilience, vulnérabilité et développement.</span></strong> <span dir="ltr" role="presentation">En fonction des </span><span dir="ltr" role="presentation">cadres</span> <span dir="ltr" role="presentation">d’analyse,</span> <span dir="ltr" role="presentation">plusieurs</span> <span dir="ltr" role="presentation">relations</span> <span dir="ltr" role="presentation">sont</span> <span dir="ltr" role="presentation">envisagées</span> <span dir="ltr" role="presentation">entre</span> <span dir="ltr" role="presentation">résilience,</span> <span dir="ltr" role="presentation">vulnérabilité,</span> <span dir="ltr" role="presentation">et </span><span dir="ltr" role="presentation">différentes composantes du ‘développement’ – tant au sens de développement économique, </span><span dir="ltr" role="presentation">que du bien-être physique et mental (Norris et al., 2008). L&#8217;enjeu ici est donc de discuter les </span><span dir="ltr" role="presentation">différentes manières dont la recherche sur le développement s’empare de la notion de </span><span dir="ltr" role="presentation">résilience à partir d&#8217;études de cas concrètes et situées. Les propositions pourront ainsi porter </span><span dir="ltr" role="presentation">sur la résilience climatique, sociale (comme bien-être individuel et sociétal), économique, </span><span dir="ltr" role="presentation">alimentaire et écologique (par exemple, résilience des écosystèmes suite à un déséquilibre </span><span dir="ltr" role="presentation">d’origine anthropique). Les communications qui explorent les questions liées à la santé </span><span dir="ltr" role="presentation">publique (protection sociale) et les crises sanitaires sont également bienvenues. Elles peuvent </span><span dir="ltr" role="presentation">penser la résilience et ses rapports au traumatisme psychique (et ses possibles applications </span><span dir="ltr" role="presentation">cliniques), la résilience dans le contexte de violence de genre et, enfin, la résilience et le </span><span dir="ltr" role="presentation">développement psychique du sujet face aux adversités de la vie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span dir="ltr" role="presentation">2° Développer une approche critique des modèles de développement normatifs : la </span><span dir="ltr" role="presentation">résilience</span> <span dir="ltr" role="presentation">comme</span> <span dir="ltr" role="presentation">une</span> <span dir="ltr" role="presentation">imposition</span> <span dir="ltr" role="presentation">néolibérale.</span></strong> <span dir="ltr" role="presentation">En</span> <span dir="ltr" role="presentation">termes de politiques publiques</span><span dir="ltr" role="presentation">,</span> <span dir="ltr" role="presentation">la </span><span dir="ltr" role="presentation">promotion de la résilience par les instances internationales, les agents du développement et sa </span><span dir="ltr" role="presentation">récupération par les gouvernements ont participé à brouiller, et finalement à galvauder le </span><span dir="ltr" role="presentation">terme. Des travaux ont souligné que la résilience, promue comme un nouveau modèle de </span><span dir="ltr" role="presentation">développement territorial, peut véhiculer des caractéristiques d’une idéologie néolibérale </span><span dir="ltr" role="presentation">entraînant l’affaiblissement des politiques publiques (Ancey, Pesche et Daviron, 2017). En </span><span dir="ltr" role="presentation">2022, le groupe de la Banque mondiale a donné le ton des débats des assemblées annuelles à </span><span dir="ltr" role="presentation">travers la formule</span> <span dir="ltr" role="presentation">«</span> <span dir="ltr" role="presentation">le développement est en crise</span> <span dir="ltr" role="presentation">»</span><span dir="ltr" role="presentation">, pour mieux souligner</span> <span dir="ltr" role="presentation">«</span> <span dir="ltr" role="presentation">l’importance des </span><span dir="ltr" role="presentation">efforts de réforme, d’innovation et d’investissement</span> <span dir="ltr" role="presentation">»</span> <span dir="ltr" role="presentation">(</span><span dir="ltr" role="presentation">World Bank, 2022)</span><span dir="ltr" role="presentation">. Au nom de la </span><span dir="ltr" role="presentation">résilience,</span> <span dir="ltr" role="presentation">quels</span> <span dir="ltr" role="presentation">sont</span> <span dir="ltr" role="presentation">les modèles imposés? Dans quelles mesures engendrent-il de la</span> <span dir="ltr" role="presentation">démobilisation politique et occultent-ils les différenciations et inégalités sociales face aux</span><br role="presentation" /><span dir="ltr" role="presentation">crises ?Quelles autres formes de crises émergent-elles alors ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span dir="ltr" role="presentation">3° Débattre des liens entre résilience, institutions et conflits.</span></strong> <span dir="ltr" role="presentation">Un autre angle d’approche </span><span dir="ltr" role="presentation">propose aux communications, non pas de questionner la résilience</span> <span dir="ltr" role="presentation">«</span> <span dir="ltr" role="presentation">imposée</span> <span dir="ltr" role="presentation">»,</span> <span dir="ltr" role="presentation">mais</span> <span dir="ltr" role="presentation">« </span><span dir="ltr" role="presentation">ré-appropriée</span> <span dir="ltr" role="presentation">»</span><span dir="ltr" role="presentation">. Nous pouvons citer, par exemple, l&#8217;émergence de nouveaux mouvements </span><span dir="ltr" role="presentation">sociaux, des conflits environnementaux (Charlier, 1999) ou d&#8217;aménagement (Lecourt, 2003) </span><span dir="ltr" role="presentation">capables d&#8217;inverser des rapports de force et de bloquer des projets d&#8217;aménagement (Darly et </span><span dir="ltr" role="presentation">Torre, 2008), ainsi que les formes de résistances et d&#8217;adaptation face au néolibéralisme (Hall </span><span dir="ltr" role="presentation">et Lamont, 2013). Dans le cadre des politiques d’aménagement du territoire, une approche </span><span dir="ltr" role="presentation">complémentaire invite les communications à interroger la résilience comme modalité de </span><span dir="ltr" role="presentation">gestion de risques, qui engendre des pratiques variées (Le Blanc et Nicolas, 2013). D&#8217;où </span><span dir="ltr" role="presentation">l&#8217;importance d&#8217;associer la réflexion sur la résilience à celle de vulnérabilité (des pays, des </span><span dir="ltr" role="presentation">territoires, des personnes, des systèmes&#8230;)</span> <span dir="ltr" role="presentation">; cette vulnérabilité étant elle-même le résultat </span><span dir="ltr" role="presentation">d&#8217;une exposition aux risques qui joue sur l&#8217;ampleur des effets des crises. Les analyses sur la </span><span dir="ltr" role="presentation">gestion des risques distinguent généralement (voir, par exemple, Le Blanc et Nicolas, 2013; </span><span dir="ltr" role="presentation">Daluzeau et al., 2013) : 1) une gestion centralisée, plus techniciste et attachée à l’intervention </span><span dir="ltr" role="presentation">du pouvoir public (i.e., acteurs politico-administratifs traditionnels) peu disposée à transférer </span><span dir="ltr" role="presentation">ou déléguer ce pouvoir de gestion ; 2) une gestion locale des risques (Fransen et al., 2022), </span><span dir="ltr" role="presentation">plus inclusive au bénéfice d’acteurs non-traditionnels ou marginalisés (i.e., considérés peu </span><span dir="ltr" role="presentation">compétents ou non-légitimes) et adaptée aux inégalités des territoires et aux institutions </span><span dir="ltr" role="presentation">informelles existantes (Ostrom, 2012). Les communications pourront également aborder, </span><span dir="ltr" role="presentation">voire tenter de dépasser, l’opposition entre ces deux modalités de gestion, en s’intéressant aux </span><span dir="ltr" role="presentation">conflits ancrés dans les rapports de force et de pouvoir (pour une typologie des conflits, voir </span><span dir="ltr" role="presentation">Vahabi, 2012).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span dir="ltr" role="presentation">4° Définir et mesurer la résilience</span></strong><span dir="ltr" role="presentation"><strong> ?</strong> Cet axe invite en particulier les approches pluri, voire </span><span dir="ltr" role="presentation">transdisciplinaires,</span> <span dir="ltr" role="presentation">autour</span> <span dir="ltr" role="presentation">de</span> <span dir="ltr" role="presentation">la</span> <span dir="ltr" role="presentation">thématique</span> <span dir="ltr" role="presentation">annuelle des JDrcD (les travaux de Boris </span><span dir="ltr" role="presentation">Cyrulnik (2009) sont par exemple à souligner). Par exemple, trois grandes conceptualisations </span><span dir="ltr" role="presentation">ont été dégagées dans des revues de littérature récentes en économie : (i) la résilience comme </span><span dir="ltr" role="presentation">capacité individuelle face aux crises et conflits (Sen, 1979) – et possiblement, injonction</span> <span dir="ltr" role="presentation">; (ii) </span><span dir="ltr" role="presentation">la résilience comme condition normative, et (iii) comme retour à l&#8217;équilibre (Barrett et al., </span><span dir="ltr" role="presentation">2021; Lallau et al., 2018). La résilience est aussi débattue depuis plus de 30 ans dans le </span><span dir="ltr" role="presentation">champ psychologique de soins et de la santé mentale, et les concepts ont pris leur envol </span><span dir="ltr" role="presentation">depuis la théorie d&#8217;attachement de John Bowlby (1946; 1958). Les communications peuvent y </span><span dir="ltr" role="presentation">contribuer en comparant et en contrastant les différentes approches de</span> <span dir="ltr" role="presentation">«</span> <span dir="ltr" role="presentation">résilience</span> <span dir="ltr" role="presentation">»</span> <span dir="ltr" role="presentation">sous </span><span dir="ltr" role="presentation">l’angle de ce qu’elles impliquent en termes d’indicateurs. Les réflexions sur les indicateurs </span><span dir="ltr" role="presentation">retenus pour la mesure de la résilience sont à cet égard tout à fait bienvenues (Frazier et al., </span><span dir="ltr" role="presentation">2013; Joncheray, 2018 ; Constas et al., 2022).</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Modalités de proposition et de sélection</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Les propositions de communication peuvent être soumises en français, anglais ou en espagnol </span><span dir="ltr" role="presentation">(4 000 et 8 000 signes espaces non compris, bibliographie incluse). Elles devront expose </span><span dir="ltr" role="presentation">clairement le sujet, la problématique et les éventuelles hypothèses, le(s) terrain(s) et/ou </span><span dir="ltr" role="presentation">corpus, la méthode d’enquête et les résultats de recherche (ou les points précis à travailler </span><span dir="ltr" role="presentation">pour les sessions de germination). Il est demandé de spécifier en début de document le titre </span><span dir="ltr" role="presentation">de la proposition de communication, l’axe dans lequel elle s’insère, ainsi que trois mots clés. </span><span dir="ltr" role="presentation">Un document à part exposera une brève présentation de l&#8217;auteur·rice. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Les propositions de communication sont à déposer en un seul fichier PDF nommé de la façon </span><span dir="ltr" role="presentation">suivante : 2023_NOMdel’auteur·rice (ex : 2023_DUPONT.pdf)</span> <a href="https://sites.google.com/view/jdrc-developpement/edition-2023-2/d%C3%A9p%C3%B4t-2023?authuser=0" target="_blank" rel="noopener"><span dir="ltr" aria-owns="pdfjs_internal_id_46R pdfjs_internal_id_47R">uniquement via le site </span><span dir="ltr" role="presentation">internet. </span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span dir="ltr" role="presentation">La date limite d’envoi est fixée au samedi 1er avril 2023 à 23h59 (CET)</span></strong><span dir="ltr" role="presentation"><strong>.</strong> Les propositions </span><span dir="ltr" role="presentation">reçues seront filtrées par le comité d’organisation, puis évaluées en double aveugle par les </span><span dir="ltr" role="presentation">membres du comité scientifique. Les notifications d’acceptation ainsi que le programme des </span><span dir="ltr" role="presentation">sessions seront envoyés</span> <span dir="ltr" role="presentation">le <strong>lundi 29 mai 2023</strong></span><span dir="ltr" role="presentation"><strong>.</strong> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Une</span> <span dir="ltr" role="presentation">fois</span> <span dir="ltr" role="presentation">le</span> <span dir="ltr" role="presentation">projet</span> <span dir="ltr" role="presentation">de</span> <span dir="ltr" role="presentation">communication</span> <span dir="ltr" role="presentation">accepté,</span> <span dir="ltr" role="presentation">il</span> <span dir="ltr" role="presentation">sera</span> <span dir="ltr" role="presentation">demandé</span> <span dir="ltr" role="presentation">de</span> <span dir="ltr" role="presentation">soumettre</span> <span dir="ltr" role="presentation">une </span><span dir="ltr" role="presentation">communication écrite complète qui sera transmise aux discutant·e·s et aux membres de la </span><span dir="ltr" role="presentation">session. Les communications complètes feront entre 20 000 et 40 000 signes (espaces </span><span dir="ltr" role="presentation">compris), hors bibliographie. Les journées auront lieu les 18, 19 et 20 octobre 2023, en </span><span dir="ltr" role="presentation">personne sur le site du Campus. Il est demandé aux personnes envoyant une proposition de </span><span dir="ltr" role="presentation">communication de prévoir une disponibilité sur les trois jours pour participer à l’ensemble du </span><span dir="ltr" role="presentation">programme. Les présentations devront se faire en français.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Demande de prise en charge des frais</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span dir="ltr" role="presentation">Une prise en charge du transport et/ou de l’hébergement est possible pour les participants </span><span dir="ltr" role="presentation">rattachés à une université dans les Suds et ayant des ressources limitées. Les demandes de </span><span dir="ltr" role="presentation">prises en charge sont à soumettre en même temps que la proposition de communication (date </span><span dir="ltr" aria-owns="pdfjs_internal_id_48R">limite : 1er avril 2023), <a href="https://sites.google.com/view/jdrc-developpement/edition-2023-2/prise-en-charge" target="_blank" rel="noopener">via le formulaire séparé sur le site des journées.</a> Le comité se réunira </span><span dir="ltr" role="presentation">pour arbitrer sur les demandes dans la limite du budget disponible. Il est donc possible que </span><span dir="ltr" role="presentation">toutes les demandes ne soient malheureusement pas satisfaites. </span><span dir="ltr" role="presentation">En cas de besoin, vous pouvez contacter le comité d’organisation à l’adresse email suivante : </span><a href="mailto:&#114;&#101;&#103;&#97;&#114;dscr&#105;tiq&#117;&#101;sd&#101;ve&#108;&#111;pp&#101;&#109;e&#110;&#116;&#64;gm&#97;i&#108;.&#99;&#111;&#109;"><span dir="ltr" aria-owns="pdfjs_internal_id_49R">&#114;e&#103;a&#114;&#100;sc&#114;&#105;t&#105;&#113;ue&#115;&#100;&#101;&#118;e&#108;o&#112;&#112;&#101;&#109;&#101;nt&#64;&#103;m&#97;il&#46;c&#111;m</span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2023/03/AAC-Regards-critiques-sur-le-deIeveloppement-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener">&gt;&gt; Télécharger la présentation complète au format PDF</a></p>
</div><p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/2e-edition-des-journees-doctorales-thematique-resilience-2/">2e édition des Journées doctorales &#8211; Thématique : résilience &#8211; 18, 19 et 20 octobre 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Colloque des doctorant.es de la F3S &#8211; CODOFE 2023</title>
		<link>https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/colloque-des-doctorant-es-de-la-f3s-codofe-2023-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmCograph]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 18:37:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Doctoral Student Seminars]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://federation3s.com/?p=1370</guid>

					<description><![CDATA[<p>Multiplier l&#8217;enquête : approches multi-espèces et multi-scalaires en sciences humaines et sociales. Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, les 11 et 12 mai 2023. &#62;&#62; Télécharger le programme complet APPEL La Fédération F3S a pour vocation de réunir les chercheur.ses en sciences humaines et sociales autour de problématiques sociales, environnementales et politiques. Pour cela, elle &#8230; <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/colloque-des-doctorant-es-de-la-f3s-codofe-2023-2/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "Colloque des doctorant.es de la F3S &#8211; CODOFE 2023"</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="modal-ready"><p align="JUSTIFY"><strong>Multiplier l&#8217;enquête : approches multi-espèces et multi-scalaires en sciences humaines et sociales.</strong><br />
<strong>Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, les 11 et 12 mai 2023.</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><strong><a href="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2023/03/Programme_CODOFE_2023.pdf" target="_blank" rel="noopener">&gt;&gt; Télécharger le programme complet</a></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-1370"></span></p>
<h2 align="JUSTIFY">APPEL</h2>
<p align="JUSTIFY">La Fédération F3S a pour vocation de réunir les chercheur.ses en sciences humaines et sociales autour de problématiques sociales, environnementales et politiques. Pour cela, elle fait le pari du dialogue interdisciplinaire, offrant ainsi un cadre propice à l’analyse de la complexité des interactions entre des sociétés et leurs environnements. Dans les discussions scientifiques actuelles, cette complexité est notamment abordée à travers la prise en considération de la multiplicité des existants et des niveaux de leurs interactions.</p>
<p align="JUSTIFY">Ces dernières décennies, la manière de concevoir ces existants s’est transformée grâce à la prise en compte de la profondeur de leurs interactions &#8211; « chacun a la capacité de faire agir l’autre et de transformer ses manières de faire » (Manceron, 2016, p.289). C’est également une nouvelle manière de penser la façon dont ces interactions et leurs interdépendances s&#8217;articulent sur des niveaux divers (du local au global, du quotidien à l’épiphénomène), à l’instar de Frédéric Keck (2020), de Samir Boumediene (2016) ou d&#8217;Anna Tsing (2017). Par exemple, les travaux de Keck (2020) s’intéressant à la crise sanitaire qu’a engendrée le virus de la COVID 19 montrent à quel point la recherche multi-espèces se trouve étroitement liée à la recherche multi-scalaire : elle mène non seulement à multiplier les lieux d’observation, mais aussi à déplacer la focale du microscopique à l’observation des conséquences de la prolifération du virus sur plusieurs continents.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans le sillage des exemples évoqués plus haut, ce colloque aura pour objectif d’examiner comment les doctorant.es de la F3S se saisissent de la perspective multi-espèces et/ou multi-scalaire sur leurs terrains aux Suds.</p>
<h2 align="JUSTIFY">AXE I : « RECHERCHES MULTIESPECES»</h2>
<p align="JUSTIFY">Les sciences sociales ont dès le XIXe siècle porté leur attention sur le rapport entre l’humain et son milieu (Feuerhahn, 2017) et particulièrement dans les sociétés dites traditionnelles où les modes de vie étaient intimement liés aux activités de subsistance, telles que le pastoralisme, l’horticulture, la chasse ou la cueillette (Manceron, 2016). C’est à partir des années 1990 que des chercheur.ses vont inclure dans leurs analyses d’autres espèces et de manière plus large d’autres entités que des sujets humains. Plusieurs courants ont tenté de s’abstraire du dualisme Nature/Culture telle que l’écologie symbolique proposée par Philippe Descola, qui redessine les frontières entre humains et non-humains (2005), l’ontologie de « l’être-au-monde » portée par Tim Ingold avec son concept de « l’inter-agentivité » (2012) ou encore le perspectivisme d’Eduardo Viveiros de Castro (2014).</p>
<p align="JUSTIFY">Dans la lignée de ces travaux, et en dialogue avec des œuvres fondatrices qui reviennent sur la biologie et l’écologie de différentes espèces dans leurs relations entre elles et à leur milieu (Von Uexküll, 1921), l’ethnographie multi-espèces est portée depuis les années 2000 par des anthropologues, philosophes, artistes, géographes et sociologues. Ils cherchent eux aussi à dépasser l’anthropocentrisme épistémologique de leurs disciplines, et à replacer l’agentivité des autres qu’humains au cœur de la compréhension des collectifs.</p>
<p align="JUSTIFY">Les enquêtes multiespèces posent de nombreuses questions (tant aux niveaux méthodologique et éthique que sur le plan de leurs limites ontologiques) que nous proposons aux doctorant.es de la F3S d’explorer avec nous. Les intervenant.es pourront proposer, au travers de la présentation de leurs terrains d’étude :</p>
<p align="JUSTIFY">– une réflexion sur la diversité des méthodes employées pour restituer l’agentivité des existant.es autres qu’humains et pour décrire la complexité de leurs relations aux humains (comme ont pu le faire dans leurs travaux notamment Manceron, 2016 ; Despret, 2015 ; Krief &amp; Brunois-Pasina, 2017 ; Artaud, 2018 ; Stepanoff, 2017), ainsi qu’une réflexion sur la nature de ces méthodes (emprunts disciplinaires au sein des SHS, au monde de l’art, etc.) (Petitt, 2022; Stepanoff &amp; Vigne, 2018; Elliott &amp; Culhane, 2017; Artaud 2013, 2019).</p>
<p align="JUSTIFY">– une réflexion sur les questionnements épistémiques et éthiques que ces recherches engagent (Ogden &amp; al, 2017 ; Kirksey &amp; Helmreich, 2010 ; Kohn, 2007 ; Tsing, 2017).</p>
<p align="JUSTIFY">– une réflexion sur la politisation des relations multiespèces, c&#8217;est-à-dire aussi bien la manière dont ces relations sont faites de rapports de pouvoir, de négociations, de conflits entre humains et autres qu’humains (Ernwein &amp; Tollis, 2017 ; Chao, 2021 ; Enders &amp; Lauser, 2011), que la manière dont elles deviennent des enjeux politiques contemporains au sein de certains collectifs humains, participant de leur organisation (Stepanoff, 2021).</p>
<p align="JUSTIFY">– une réflexion sur ce qui se trouve en marge des concepts « d’espèces » et de « vivant », en faisant varier les échelles (du macro au micro) et en déplaçant la focale vers d’autres conceptions du vivant (un écosystème, un lieu, un sol peuvent être conçus comme tels). Il peut s’agir également d’une réflexion sur l’agentivité attribuée aux artefacts, considérant que la notion de « vivant » est une construction sociale (comme peut le faire Mauzé, 2019).</p>
<h2 align="JUSTIFY">AXE II : « RECHERCHES MULTISCALAIRES »</h2>
<p align="JUSTIFY">À l’heure actuelle, la complexité des crises (environnementales, sociales, économiques et politiques) sollicite l’inventivité des chercheur.ses pour penser de nouvelles manières de relier des phénomènes et des niveaux d’analyse. L’émergence de l’approche « multiscalaire » nous invite à penser à diverses échelles et à naviguer autour de ces enjeux. En anthropologie, plusieurs approches ethnographiques permettent d’appréhender la notion d&#8217;échelle. L’« arène » a servi longtemps, dans une dimension analytique des acteurs, à comprendre la structure « où ont lieu les événements qui affectent de la façon la plus extrême les vies [des] membres [de la société] » (Geertz, 1983). Jean-Pierre Olivier De Sardan définit la notion d’arène comme le lieu « où des groupes stratégiques hétérogènes s’affrontent, mus par des intérêts (matériels ou symboliques) plus ou moins compatibles » (de Sardan, 1993). Ensuite, Marcus propose la notion d’ethnographie « multi-située » autour de chaînes, de chemins, de fils, de conjonctions ou de juxtapositions de lieux dans lesquels l’ethnologue établit une certaine forme de présence littérale et physique, avec une logique explicite et posée d’association ou de connexion entre les sites (Marcus, 1995). Plus récemment, le concept de l’approche multiscalaire a été développé par Kris Peterson et Valerie Olson (University of California Irvine). Dans leur ouvrage The Ethnographer’s Way : Research Design Otherwise (à paraître aux Presses Universitaires de Duke, dans la collection Experimental Futures), ces derniers appellent la « mise à l’échelle » comme un processus d’imbrication de différents domaines et dimensions savantes et empiriques.</p>
<p align="JUSTIFY">Le but de cet axe consiste à rassembler des approches afin de questionner à la fois les manières de s&#8217;approprier ces concepts et comment les appliquer dans diverses disciplines. Il s’agit de questionner les expériences ethnographiques des chercheur.ses face à la complexité des terrains aux Suds, en tenant compte de l’imbrication des échelles des savoirs, des acteurs, des lois et des technologies dans un contexte de mondialisation, où la circulation des méthodes s’accélère.</p>
<p align="JUSTIFY">Les réflexions et terrains d’études présentés pourront s’articuler, de manière non-exhaustive, autour des thèmes suivants :</p>
<p align="JUSTIFY">— Qu’est-ce que la méthode multi-scalaire apporte à nos recherches ? Est-elle indispensable ? Dans quels types de sujets son recours est-il pertinent ?</p>
<p align="JUSTIFY">— Quelles sont les tensions entre des régimes juridiques et légaux à différentes échelles ? Par exemple, la confrontation nationale et internationale d’un cadre acté et écrit.</p>
<p align="JUSTIFY">— Comment l’éthique des chercheur.ses entre en jeu, s’adapte ou se modifie selon les niveaux des échelles dans lesquelles elle doit se déployer ?</p>
<p align="JUSTIFY">Les réflexions proposées pour ce colloque pourront porter sur l’un de ces axes, ou sur les liens entre ces deux axes.</p>
<h3 align="JUSTIFY">Comité d’organisation</h3>
<ul>
<li>Alexandre Badiane (PALOC &#8211; MNHN)</li>
<li><span lang="es-ES">Jordie Blanc Ansari (CREDA &#8211; Paris III USN)</span></li>
<li><span lang="es-ES">Lorena Cisneros (PALOC – MNHN)</span></li>
<li><span lang="fr-FR">Léa Lydie De Bruycker (PALOC – MNHN)</span></li>
<li><span lang="it-IT">Fernando Garlin Politis (CEPED &#8211; IRD)</span></li>
<li><span lang="it-IT">Ilyass Mahamat Nour Moussa (CEPED &#8211; IRD)</span></li>
<li><span lang="it-IT">Laurie Vandevelde (LAS – EHESS)</span></li>
<li><span lang="it-IT">Colin Vanlaer (PALOC – MNHN)</span></li>
<li><span lang="it-IT">Marie Vesco (CREDA &#8211; Paris III USN)</span></li>
<li><span lang="it-IT">Lucile Wittersheim (PALOC &#8211; MNHN)</span></li>
</ul>
<h3 align="JUSTIFY">Comité scientifique</h3>
<ul>
<li>Hélène Artaud (PALOC &#8211; MNHN)</li>
<li><span lang="fr-FR">Denis Chartier (LADYSS – Université de Paris) (Sous réserve)</span></li>
<li>Frédérick Keck (LAS – EHESS)</li>
<li><span lang="fr-FR">Vanessa Manceron (LESC &#8211; CNRS)</span></li>
<li>Mélanie Roustan (PALOC – MNHN)</li>
<li><span lang="fr-FR">Emilia Sanabria (CERMES 3 – CNRS) (Sous réserve)</span></li>
<li>Charles Stépanoff (LAS &#8211; EHESS)</li>
</ul>
<h3 align="JUSTIFY">Calendrier et informations pratiques</h3>
<p align="JUSTIFY">La manifestation se déroulera les 11 et 12 mai 2023 à Paris.</p>
<p align="JUSTIFY">Les langues de travail du colloque sont le français, l’anglais et l’espagnol.</p>
<p align="JUSTIFY">Les propositions de communication, de maximum 1 page, devront résumer l’objet de la communication (titre, sujet, problématique et éventuelles hypothèses, terrain(s) et/ou corpus, méthode d’enquête et résultats de recherche). Les propositions doivent être rédigées dans la langue prévue pour la communication.</p>
<p align="JUSTIFY">Elles seront adressées pour le <strong>15 janvier 2023</strong> au plus tard à <a href="mailto:&#99;&#111;&#100;o&#102;&#101;&#50;0&#50;2&#64;g&#109;&#97;il&#46;com">&#99;&#111;&#100;&#111;fe2&#48;22&#64;&#103;mai&#108;&#46;c&#111;m</a>. Les propositions de communication sont à envoyer en un seul fichier PDF nommé de la façon suivante: 2023_NOMdel’auteur.e (ex : 2023_DUPONT.pdf)</p>
<p align="JUSTIFY">Les participant.es seront sélectionné.es, après avis du comité scientifique, sur la base des résumés. Une notification d’acceptation sera envoyée fin janvier 2023. Celle-ci précisera les modalités d’inscription au CODOFE.</p>
<p align="JUSTIFY">Le colloque est organisé par la Fédération Science Sociale Sud, le Muséum National d’Histoire Naturelle (UMR PALOC), l’Université Sorbonne Nouvelle (UMR CREDA) et l’Université de Paris (UMR CEPED).</p>
<h3 align="JUSTIFY">Bibliographie :</h3>
<p align="JUSTIFY">ARTAUD Hélène</p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY">(2019). « Piéger la rencontre », <em>L’art du leurre,</em> Billebaude, Tome 16, pp.48-56.</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">(2018). Poïétique des flots. <em>Une anthropologie sensible de la mer dans le banc d’Arguin (Mauritanie),</em> Pétra, Paris.</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">(ed.) (2013). « Leurrer la nature », <em>Cahiers d’Anthropologie Sociale,</em> n°9, L’Herne, Paris.</p>
</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">BLANC Guillaume, DEMEULENAERE Elise et FEUERHAHN Wolf (2017). <em>Humanités environnementales : enquêtes et contre-enquêtes</em>, Publications de la Sorbonne, Paris.</p>
<p align="JUSTIFY"><span lang="en-US">CHAO Sophie (2021). </span><em><span lang="en-US">The Beetle or the Bug: Multispecies Biopolitics in a West Papuan Oil Palm Plantation</span><span lang="en-US">. </span></em>American Anthropologist, vol.123, n°3, pp.476-489.</p>
<p align="JUSTIFY">DELAPORTE Yves (2002). <em>Le regard de l’éleveur de rennes, Laponie norvégienne : essai d’anthropologie cognitive,</em> Peeters, Louvain ; Paris ; Sterling.</p>
<p align="JUSTIFY">DESCOLA Philippe (2005). <em>Par delà nature et culture,</em> Gallimard, Paris, pp. 204-226.</p>
<p align="JUSTIFY">DESPRET Vincianne (2015). <em>Au bonheur des morts. Récits de ceux qui restent,</em> La Découverte, Paris.</p>
<p align="JUSTIFY"><span lang="en-US">ELLIOTT Denielle, CULHANE Dara (2017). </span><em><span lang="en-US">A different kind of ethnography – Imaginative practices and creative methodologies</span></em><span lang="en-US"><em>,</em> University of Toronto Press, Toronto.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span lang="en-US">ENDERS Kristen W., LAUSER Andrea (dir) (2011). </span><em><span lang="en-US">Engaging the Spirit World: Popular Beliefs and Practices in Modern Southeast Asia</span></em><span lang="en-US"><em>,</em> Berghahn Books, Oxford.</span></p>
<p align="JUSTIFY">ERNWEIN Marion, TOLLIS Claire (2017). “Produire la ville vivante : le travail des citadins et des non-humains”, <em>L&#8217;Information géographique,</em> vol.81, pp.13-31.<a href="https://doi.org/10.3917/lig.813.0013"> https://doi.org/10.3917/lig.813.0013</a></p>
<p align="JUSTIFY">ESCOBAR Arturo (2018). <em>Sentir Penser avec la Terre,</em> Editions du Seuil, Paris.</p>
<p align="JUSTIFY"><span lang="es-ES">GUDYNAS Eduardo (2014). </span><em><span lang="es-ES">Derechos de la naturaleza y políticas ambientales</span></em><span lang="es-ES"><em>,</em> Plural, La Paz.</span></p>
<p align="JUSTIFY">INGOLD Tim (2012). « Culture, nature et environnement. Vers une écologie de la vie », <em>Revue Tracé,</em> vol.22, pp. 169-187.</p>
<p align="JUSTIFY">JANKOWSKI Frédérique (2011). « Du terrain neutralisé aux espaces négociés. Approche interactionnelle des études éthologiques en milieu naturel », <em>Questions de communication,</em> vol.19, pp.235-253.</p>
<p align="JUSTIFY"><span lang="en-US">KIRKSEY S. Eben, HELMREICH Stefan (2010). « The emergence of multispecies ethnography », </span><em><span lang="en-US">Cultural Anthropology</span></em><span lang="en-US"><em>,</em> vol. 25, issue 4, pp. 545-577</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span lang="en-US">KOHN Eduardo (2007). « How Dogs Dream: Amazonian Natures and the Politics of Transspecies Engagement », </span><em><span lang="en-US">American Ethnologist</span></em><span lang="en-US"><em>,</em> vol.34, n°1, pp.3-24.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span lang="pt-PT">KRIEF Sabrina, BRUNOIS-PASINA Florence (2017). </span>« L’interspécificité du pharmakôn dans le parc Kibale (Ouganda) : savoirs partagés entre humains et chimpanzés ? », <em>Cahiers d&#8217;anthropologie sociale,</em> vol.14, pp.112-134.<a href="https://doi.org/10.3917/cas.014.0112"> https://doi.org/10.3917/cas.014.0112</a></p>
<p align="JUSTIFY">LANDIVAR Diego, RAMILLIEN Emilie (2013). <em>L’économie politique des humains et non humains : nouvelles constitutions politiques en Amérique Latine et reconfigurations ontologiques,</em> Site web clementthomas.com. http://clementthomas.com/wp-content/uploads/2016/07/landivar_ramillien_afep_2013.pdf</p>
<p align="JUSTIFY">LOWENHAUPT TSING Anna (2017). <em>Le champignon de la fin du monde. Sur les possibilités de vivre dans les ruines du capitalisme,</em> La Découverte, Paris.</p>
<p align="JUSTIFY">MANCERON Vanessa (2016). « Exil ou agentivité ? Ce que l’anthropologie fabrique avec les animaux », <em>L’année sociologique,</em> vol. 66, pp. 279-298.</p>
<p align="JUSTIFY">MAUZE Marie (2019). « Pirogues et Cuivres sur la côte Nord-Ouest. Formes et matières animées », <em>Cahier d’anthropologie sociale,</em> vol.19, pp.67-87.</p>
<p align="JUSTIFY">OGDEN Laura, HALL Billy, TANITA Kimiko (2013). <span lang="en-US">« Animals, Plants and People: A Review of Multispecies Ethnography », </span><em><span lang="en-US">Environment &amp; Society</span></em><span lang="en-US"><em>,</em> vol.4, pp. 5-24.</span></p>
<p><span lang="en-US">PETTIT Andrea (2022), « Conceptualizing the multispecies triad: Toward a multispecies intersectionality », </span><em><span lang="en-US">Feminist Anthropology</span><span lang="en-US">. </span></em><a href="https://doi.org/10.1002/fea2.12099">https://doi.org/10.1002/fea2.12099</a></p>
<p align="JUSTIFY">STEPANOFF Charles</p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span lang="en-US">(2017). « The rise of reindeer pastoralism in Northern Eurasia: human and animal motivations entangled »,</span><em><span lang="en-US"> Journal of the Royal Anthropological Institute</span></em><span lang="en-US"><em>,</em> vol. 23, n°2, pp.376-396.</span></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">(2021). <em>L&#8217;animal et la mort,</em> La Découverte, Paris.</p>
</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">STEPANOFF Charles &amp; VIGNE Jean-Denis (2018). <em><span lang="en-US">Hybrid Communities: Biosocial Approaches to Domestication and Other Trans-species Relationships</span></em><span lang="en-US"><em>,</em> Routledge, Londres.</span></p>
<p align="JUSTIFY">VIVEIROS DE CASTRO Eduardo (2014). « Perspectivisme et multinaturalisme en Amérique Indigène », <em>Journal des Anthropologues,</em> vol.138-139, pp 161-181.</p>
</div><p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/colloque-des-doctorant-es-de-la-f3s-codofe-2023-2/">Colloque des doctorant.es de la F3S &#8211; CODOFE 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Regards critiques sur le développement</title>
		<link>https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/regards-critiques-sur-le-developpement-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmCograph]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2022 10:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Doctoral Student Seminars]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>3 et 4 novembre 2022 Les journées doctorales « Regards critiques sur le développement » visent à promouvoir les synergies entre les jeunes chercheur·euse·s (jeunes docteur·e·s, doctorant·e·s et masterant·e·s) en sciences sociales contribuant à la recherche critique sur le développement, à l’étude des politiques et des institutions qui prétendent l’incarner et le mettre en pratique, &#8230; <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/regards-critiques-sur-le-developpement-2/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "Regards critiques sur le développement"</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/regards-critiques-sur-le-developpement-2/">Regards critiques sur le développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="modal-ready"><div class="moz-forward-container"><strong>3 et 4 novembre 2022</strong></div>
<div></div>
<p><span id="more-1337"></span></p>
<div class="moz-forward-container" style="text-align: justify;">Les journées doctorales « Regards critiques sur le développement » visent à promouvoir les synergies entre les jeunes chercheur·euse·s (jeunes docteur·e·s, doctorant·e·s et masterant·e·s) en sciences sociales contribuant à la recherche critique sur le développement, à l’étude des politiques et des institutions qui prétendent <span id=":2nr.6" tabindex="-1" role="menuitem" aria-haspopup="true">l’incarner</span> et le mettre en pratique, ainsi que leurs fondements idéologiques, dans les Nords comme dans les Suds. Ces deux jours de conférences, de présentations et d&#8217;ateliers visent à faire dialoguer les travaux venant des différentes disciplines des sciences sociales, dans la mesure où le développement est un objet aussi bien anthropologique, économique, géographique, politique, psychologique et social. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique doctorale en pleine effervescence permettant d’ouvrir la discussion et de favoriser les échanges entre membres de diverses unités présentes sur le site Condorcet. De cette manière, les journées doctorales seront de riches moments didactiques pour les jeunes chercheur·euse·s, quel que soit l’état d’avancement de leurs travaux.</div>
<div><a href="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2022/10/Programme-des-JD-Regards-critiques-sur-le-developpement.pdf" target="_blank" rel="noopener">&gt;&gt; Télécharger le programme au format PDF</a></div>
</div><p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/regards-critiques-sur-le-developpement-2/">Regards critiques sur le développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Call for contributions to the F3S Doctoral Student Symposium CODOFE 2021</title>
		<link>https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/call-for-contributions-to-the-f3s-doctoral-student-symposium-codofe-2021/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmCograph]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 12:14:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Doctoral Student Seminars]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://federation3s.com/?p=1083</guid>

					<description><![CDATA[<p>The event and the structure: Thinking about contingency and permanence in SHSs &#62;&#62; Download the CODOFE 2021 program (Fr) Fernand Braudel, in his magnificent book on the Mediterranean at the time of Philip II, points out that one event, that of the battle of Lepanto (near the isthmus of Corinth in Greece) on 7 October &#8230; <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/call-for-contributions-to-the-f3s-doctoral-student-symposium-codofe-2021/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "Call for contributions to the F3S Doctoral Student Symposium CODOFE 2021"</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/call-for-contributions-to-the-f3s-doctoral-student-symposium-codofe-2021/">Call for contributions to the F3S Doctoral Student Symposium CODOFE 2021</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="modal-ready"><p><strong>The event and the structure: Thinking about contingency and permanence in SHSs</strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1193" src="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Codofe_STD_V2_220221-01.png" alt="" width="1075" height="591" srcset="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Codofe_STD_V2_220221-01.png 1075w, https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Codofe_STD_V2_220221-01-300x165.png 300w, https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Codofe_STD_V2_220221-01-1024x563.png 1024w, https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Codofe_STD_V2_220221-01-768x422.png 768w" sizes="(max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px" /></p>
<p><span id="more-1083"></span></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1197" src="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Programme-du-CODOFE-2021-1.jpg" alt="" width="668" height="949" srcset="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Programme-du-CODOFE-2021-1.jpg 668w, https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Programme-du-CODOFE-2021-1-211x300.jpg 211w" sizes="(max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 984px) 61vw, (max-width: 1362px) 45vw, 600px" /><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1198" src="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Programme-du-CODOFE-2021-2.jpg" alt="" width="662" height="819" srcset="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Programme-du-CODOFE-2021-2.jpg 662w, https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Programme-du-CODOFE-2021-2-242x300.jpg 242w" sizes="(max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 984px) 61vw, (max-width: 1362px) 45vw, 600px" /></p>
<p><a href="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Programme-du-CODOFE-2021.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>&gt;&gt; Download the CODOFE 2021 program (Fr)</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Fernand Braudel, in his magnificent book on the <em>Mediterranean at the time of Philip II</em>, points out that one event, that of the battle of Lepanto (near the isthmus of Corinth in Greece) on 7 October 1571, was of capital importance in the history of Europe. Braudel explains that, contrary to his own theorization of the long period in history, he almost apologizes for having to deal with events. He points out the<em> importance</em> of this battle in the social and geostrategic equilibrium of sixteenth-century Europe. The natural sciences seem less cautious when thinking about the role of events: the Big Bang is only an event but it created our universe. Many examples show that events such as an epidemic, an accident, a scientific discovery, the political choice of an influential person or a whistleblower can lead to a real bifurcation in both historical and social trajectories.</p>
<p style="text-align: justify;">The importance of events, as opposed to long-term changes or social permanence, has occupied social science in a variety of ways and in a large number of disciplines. It concerns the articulation between the contingent and the structural, between the moment and the long term periods, between the individual and the collective, between the particular and the universal. It also refers to the way in which natural and social resources combine in social organization. The event produces new arrangements, reveals new hierarchies, reveals trajectories left on the margins. It is not surprising, moreover, that during the COVID-19 epidemic, these questions resurface in the various fields of work carried out within our research units.</p>
<p style="text-align: justify;">If these questions seem philosophical or epistemological, thinking about the event can be very useful in our work. Indeed, in our fieldwork, in the social sciences, or when analyzing our data, we encounter these aspects that oblige us to think about the temporal and spatial, but also &#8220;structural&#8221; articulation between social permanence and changes induced by sudden events. At the very moment of writing a thesis (or even a more modest article), when we have to think about ordering the explanations and giving meaning to our data, these questions inevitably appear.</p>
<p style="text-align: justify;">The CODOFE wants to open up these questions, obviously inspired by our recent exceptional experience with the COVID-19 epidemic, but also by thinking in a general way about this articulation between the event and the social structure based on our empirical work.</p>
<p style="text-align: justify;">In this perspective, the Call for Papers concerns all disciplines of the human and social sciences.</p>
<h2>Practical details</h2>
<p style="text-align: justify;">This F3S Doctoral Student Symposium will take place in the spring of 2021, April 8, 2021.<br />
Oral presentations of the papers will be followed by discussion time.<br />
Doctoral students wishing to participate in this CODOFE are invited to submit a proposal of <strong>500 words maximum (title, abstract, references &#8211; 4 maximum &#8211; and keywords &#8211; 4 maximum &#8211; included)</strong> summarizing the subject of their paper.</p>
<p style="text-align: justify;">The languages of the colloquium will be French and English. Proposals for papers must be written in the language foreseen for the paper.<br />
The participants will be selected, after the opinion of the scientific committee, on the basis of the abstracts which must include a title, the name of the author and his or her institution, and the material on which the proposal is based.</p>
<p style="text-align: justify;">These abstracts will be sent<strong> by November 13, 2020</strong> to <a href="mailto:&#99;&#111;&#100;of&#101;2&#48;2&#49;&#64;&#103;&#109;&#97;il&#46;c&#111;&#109;">&#99;o&#100;o&#102;&#101;20&#50;&#49;&#64;&#103;ma&#105;&#108;&#46;&#99;o&#109;</a>.<br />
A notification of acceptance will be sent to you in mid-December 2020. It will specify the terms and conditions for registration to CODOFE 2021.</p>
<h2>Presentation of the F3S</h2>
<p style="text-align: justify;">The Federation of Southern Social Sciences (F3S) was formed in 2012, on the initiative of human and social science laboratories dedicated to the study of societies in the Global South &#8211; understood as developing or emerging countries. It brings together Parisian laboratories under the supervision of IRD: the Centre Population et Développement (Ceped), the Centre d&#8217;Etudes en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques (CESSMA),<br />
Patrimoines Locaux, environnement et mondialisation (PALOC), the Unité de Recherche Migrations et Société (URMIS) and SeDyL &#8211; Structure et Dynamique des langues.<br />
The Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques (CREDA) is associated with it. The F3S brings together these six laboratories in order to exchange on shared questions and themes and to promote disciplinary, thematic and geographical cross-fertilization on research topics and questions of major importance for the South and on a global scale.</p>
<h2>Steering Committee</h2>
<ul>
<li><strong>Fred O. Biyela</strong>, Doctor in Anthropology, CEPED, University of Paris</li>
<li><strong>Catherine Boutet</strong>, head of the scientific information and animation pole (PIAS), CEPED, IRD, University of Paris Descartes</li>
<li><strong>Damien Calais</strong>, doctoral student in development geography, CESSMA, University of Paris</li>
<li><strong>Arsène Camara</strong>, Doctor in History, Societies and Civilizations, CESSMA, INALCO, University Sonfonia Conakry</li>
<li><strong>Mathieu Daure</strong>, doctoral student in language sciences, SeDyL, INALCO</li>
<li><strong>Ghislaine El Abid</strong>, doctoral student in sociology, CEPED, University of Paris</li>
<li><strong>Claire Leinot</strong>, doctoral student in sociology and demography, CEPED, University of Paris, Institut Convergence Migrations (ICM)</li>
<li><strong>Lamia Nejjar</strong> doctoral student in economics, CESSMA, University of Paris</li>
</ul>
<h2>Scientific Committee</h2>
<ul>
<li><strong>Giulia Bonacci</strong> (IRD, URMIS, University of Côte d’Azur)</li>
<li><strong>Tarik Dahou</strong> (IRD, PALOC, University of Paris Descartes)</li>
<li><strong>Pascale De Robert</strong> (UMR PALOC, IRD/MNHN, University of Paris)</li>
<li><strong>Christian Girault</strong> (CNRS, CREDA &#8211; IHEAL, University Sorbonne Nouvelle)</li>
<li><strong>Mina Kleiche &#8211; Dray</strong> (IRD, CEPED, University de Paris)</li>
<li><strong>Claire Médard</strong> (IRD, URMIS, University of Paris Diderot)</li>
<li><strong>Jean- Baptiste Meyer</strong> (IRD, CEPED, University of Paris)</li>
<li><strong>Santiago Sanchez Moreano</strong> (SeDyL-LABEX EFL, University of Paris)</li>
<li><strong>Valelia Muni Toke</strong> (IRD, SeDyL, University of Paris)</li>
<li><strong>Jean Rivelois</strong> (IRD, CESSMA)</li>
<li><strong>Robert Ziavoula</strong> (CESSMA, INALCO)</li>
</ul>
<p><a href="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2020/06/Call_Codofe2021-EN.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&gt;&gt; Download Call for contributions</a></p>
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			</item>
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		<title>CODOFE 2018</title>
		<link>https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/codofe-2018/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmCograph]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 17:56:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Doctoral Student Seminars]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De la voix des enquêtés à la voix du chercheur : Les processus de construction de légitimité du jeune chercheur Colloque des Doctorants de la Fédération Sciences Sociales Suds (CODOFE) 2018 Université Paris-Diderot, rue Albert Einstein &#8211; 75013 Paris, bâtiment Olympe de Gouges, salle 870 22 et 23 novembre 2018 Le CODOFE 2018 a pour &#8230; <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/codofe-2018/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "CODOFE 2018"</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="modal-ready"><h2 style="text-align: justify;">De la voix des enquêtés à la voix du chercheur : Les processus de construction de légitimité du jeune chercheur</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Colloque des Doctorants de la Fédération Sciences Sociales Suds (CODOFE) 2018</strong><br />
Université Paris-Diderot, rue Albert Einstein &#8211; 75013 Paris, bâtiment Olympe de Gouges, salle 870<br />
<strong>22 et 23 novembre 2018</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1119"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le CODOFE 2018 a pour but de refléter la dynamique pluridisciplinaire qui réunit des doctorants et jeunes docteurs des différents laboratoires en sciences humaines et sociales. L’objectif de ce colloque est de réfléchir sur la construction de la légitimité du jeune chercheur tout au long de sa recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">La notion de légitimité renvoie à ce qui est juste et équitable dans un cadre donné, autrement dit, est « légitime » ce qui obéit à une norme dominante. Ce qui n’entre pas dans ce cadre apparaît donc « illégitime ». En changeant d’espace, social, géographique, culturel ou académique, les référents de ce qui est légitime se transforment et le discours du chercheur se reconstruit par besoin de reconnaissance. En effet, sa légitimité est une variable déterminante pour le bon déroulement de la recherche. Questionner la légitimité du chercheur, particulièrement l’objet et les pratiques de sa recherche permet d’éclairer les mécanismes de reconfigurations d’apparences, de discours et de réflexions que suscite un travail de thèse.</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunes chercheurs souhaitant participer à ce colloque sont invités à partager leur travail réflexif sur leurs stratégies de construction de légitimité en tant que chercheur sur le terrain, leurs méthodes d’approche des personnes, d’analyse et de diffusion des résultats.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le CODOFE 2018 se déroulera autour des trois axes thématiques suivants :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1 – Les apparences : des mises en scène déployées par le chercheur pour approcher son objet d’étude</strong><br />
L’entrée sur le terrain est un moment de confrontations entre, d&#8217;une part, les objets sociaux étudiés et, d&#8217;autre part, un cadre théorique, des catégories d’analyses et une problématique élaborés au préalable. Néanmoins, le positionnement théorique s’accorde difficilement aux réalités rencontrées sur le terrain. En effet, le face à face du chercheur avec les personnes enquêtées oblige à mettre en place tant des variétés d’approches, que des stratégies de négociations ou des accords pour le partage des résultats. Qu’il s’identifie ou non à la population, à la communauté ou encore au groupe social étudié, le chercheur est amené à modifier sa présentation et/ou son image à différents moments de sa recherche. Comment s’adapte-t-il au terrain et quelles stratégies déploie-t-il pour construire une légitimité ? Dans quelle mesure ces stratégies sont-elles négociées avec les enquêtés ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2 – Les discours : le chercheur, porteur de voix recueillies sur le terrain</strong><br />
La voix des individus ou d’une communauté en générale est objet d’étude partagé par les disciplines qui composent les sciences humaines et sociales. Le chercheur est porteur d’un message, d’une idée ou d’une connaissance qu’il interprète. La voix se matérialise tant par la production de paroles orales et écrites, que par des expressions qui mettent en mouvement des corps, des sons, des formes et des couleurs. Recueillir des données requiert souvent des échanges interpersonnels, d’observations et/ou de participations. Écouter, capter et porter une voix suscite un jeu de paroles, un lexique du gestuel corporel, synonyme d’une conciliation stratégique entre des individus, c’est-à-dire entre le chercheur et les personnes avec lesquelles il travaille. Comment la voix émise sur le terrain traverse les transformations que subit le discours du chercheur, soumis au besoin de reconstruire sa légitimité selon le contexte dans lequel il communique ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3 – La co-construction d’idées : une négociation permanente entre outils théoriques et analyses empiriques</strong><br />
Dans l’élaboration de son projet de recherche, le chercheur se construit à l’aide d’un langage académique qu’il puise dans ses communications avec la communauté de chercheurs, ainsi que dans une bibliographie spécifique de son domaine d’études. Son raisonnement et son discours suivent alors la structure langagière d’une sphère intellectuelle spécifique. Au contact du terrain, les perceptions du monde des informateurs et/ou des chercheurs locaux peuvent obéir à des logiques similaires ou contradictoires à celles du chercheur. L’enjeu de co-construction est alors de trouver des liens entre les différentes épistémologies, liens qui faciliteront l’intercompréhension, constructrice de légitimité. Quels terrains d’entente s’ouvrent au chercheur ? Quels concepts fondateurs de sa pensée est-il prêt à modifier ?</p>
<h2 style="text-align: justify;">Modalités</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre, pensée et organisée par les doctorants de la F3S, se veut aussi un lieu d’échanges entre jeunes chercheurs (doctorants, postdoctorants, jeunes docteurs) de toutes disciplines souhaitant mettre en commun leurs expériences de recherche dans un cadre bienveillant. Le colloque sera clôturé par un cocktail.<br />
Les propositions sont à envoyer aux coordonnateurs du colloque à c&#111;&#100;&#111;&#102;&#101;20&#49;&#56;&#64;&#103;m&#97;&#105;l&#46;com dans la limite de 500 mots (une page) présentant un résumé et le titre de la communication, la thématique, le(s) champ(s) disciplinaire(s), les nom et prénom du communicant, l&#8217;institution de rattachement, et des références bibliographiques.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Calendrier</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Date limite d’envoi des propositions : 19 octobre 2018</strong><br />
<strong>Annonce des communications retenues : 05 novembre 2018</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Comité d’organisation</h2>
<p style="text-align: justify;">Veronique Acking (Université Paris-Diderot, CESSMA), Houssamoudine Ankili (Université Paris-Diderot, CESSMA), Suat Istanbullu (INALCO, SEDYL), Gilles Martinet (Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle, CREDA), Aïda Ramirez Romero (Université de Nice Sophia Antipolis, URMIS) et Jhonnatan Rangel (INALCO, SEDYL).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fédération Sciences Sociales Suds (F3S)</strong><br />
Créée dans le cadre du PRES Sorbonne Paris Cité, la Fédération Sciences Sociales Suds (F3S), rassemble quatre laboratoires pluridisciplinaires consacrés à l’étude des problématiques propres aux pays dits du Sud : le CEPED (Centre Population et Développement, Paris-Descartes &#8211; IRD), le CESSMA (Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques, Paris-Diderot – INALCO &#8211; IRD), le CREDA (Centre de recherches et de documentation des Amériques &#8211; CNRS), le SEDYL (Structure et Dynamique des Langues &#8211; CNRS, INALCO, IRD) et l’URMIS (Unité de recherche migrations et sociétés, Paris- Diderot &#8211; Sophia-Antipolis &#8211; CNRS, IRD).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Références bibliographiques</h2>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Agier, M., (2004) <i>La sagesse de l’ethnologue. </i>Paris, L’oeil neuf éditions.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Arnold, A. Greco, L. (2012) « Légitimité du chercheur et pratiques des catégorisations en contexte ethnographique», <i>Cahiers de praxématique </i>numéro 59. Montpellier, Pulm, pp. 131-148.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Bouillon, F., Fresia, M., Tallio, V., eds (2005) <i>Terrains sensibles : expériences actuelles de l’anthropologie</i>. Paris, Centre d’études africaines / EHESS.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Broqua, C. (2002) « Enjeux des méthodes ethnographiques dans l’étude des sexualités entre hommes ». <i>Journal des anthropologues</i>, 82-83, pp. 129-155.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Broqua, C. (2009) « L’ethnographie comme engagement », <i>Genèses</i>, 2, 75, pp. 109-124.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Dwyer, K. (1982) <i>Moroccan Dialogues, Anthropology in Question</i>. Baltimore, The John Hopkins University Press.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Fawett, B. Hearn, J. (2004) « Researching others: epistemology, experience, standpoints and Participation ». <i>International Journal of Social Research Methodology</i>, 7(3), pp. 201 218.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Geertz, C. (1973) <i>Interprétation d’une culture</i>. Paris, PUF (trad. Française 1982).</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Girard, M.-J., F. Bréart De Boisanger, I. Boisvert, et M. Vachon (2015) « Le chercheur et son expérience de la subjectivité : une sensibilité partagée ». <i>Spécificités</i>, no 8 : 10 20.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Goffman, E. (1981) <i>Forms of Talk, Philadelphia</i>. University of Pennsylvania Press.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Hymes, D. (1982) « The Ethnography of Speaking », in T. Gladwin &amp; W. C. Sturtevant, eds., <i>Anthropology and Human Behavior</i>. Washington DC, The Anthropological Society of</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Washington, pp. 13-53.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Licata, L., Klein, O., Van der Linder, N. (2006) « Sens commun et histoire. L’étude des représentations sociales », in, Larence Van Yoersele (dir), <i>Questions d’histoire contemporaine. Conflits, mémoires et identités</i>. Paris, Presses Universitaires de France.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Levinson, S. C. (1983) <i>Pragmatics</i>. Cambridge, Cambridge University Press.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Meighan, R., Siraj-Blatchford, I. (1997) <i>A sociology of educating </i>(3ème éd.). Londres, Continuum.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Mondada, L. (1997) « L’entretien comme lieu de négociation d’objets de discours ». <i>Cahiers de Linguistique Sociale</i>, 28/29, pp. 218-224.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Mondada, L. (2006) « La demande d’autorisation comme moment structurant pour l’enregistrement et l’analyse des pratiques bilingues », <i>Tranel</i>, 43, pp. 129-155.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Renzetti, C. M. (2012) « Introduction: les défis pratiques et éthiques dans la recherche sur des sujets sensibles », in E. Hennequin, éd., <i>La recherche à l’épreuve des terrains sensibles: approches en sciences sociales</i>. Paris, L’Harmattan, pp. 11-28.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Savin‐Baden, M., C. Howell Major (2013) <i>Qualitative Research: The Essential Guide to Theory and Practice</i>. Abingon, UK, Routledge.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Tedlock, B. (1991) « From participant Observation to the Observation of Participation: The Emergence of Narrative Ethnography ». <i>Journal of Anthropological Research</i>, 47/4, pp. 69-94.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Tuhiwai Smith, L. (1999) <i>Decolonizing Methodologies Research and Indigenous People</i>. London and New York, Zed Book Ltd.</p>
<h2 lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Programme</h2>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT"><a href="https://federation3s.com/wp-content/uploads/2018/10/CODOFE2018_Programme-résumés.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&gt;&gt; Télécharger le programme complet au format PDF</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Colloque CODOFE – Doctorant.e.s de la Fédération Sciences Sociales Suds.</title>
		<link>https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/colloque-codofe-doctorant-e-s-de-la-federation-sciences-sociales-suds/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmCograph]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2016 18:56:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Doctoral Student Seminars]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://federation3s.com/?p=1113</guid>

					<description><![CDATA[<p>17 et 18 novembre 2016 L’objectif de ce colloque était d’interroger les usages et la production de catégories d’analyse par les jeunes chercheur.e.s en sciences sociales qui effectuent des enquêtes de terrain dans diverses régions du monde. La notion de « Sud(s) » tout comme la notion d’ « aires culturelles » ont offert la &#8230; <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/colloque-codofe-doctorant-e-s-de-la-federation-sciences-sociales-suds/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "Colloque CODOFE – Doctorant.e.s de la Fédération Sciences Sociales Suds."</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="modal-ready"><p style="text-align: justify;"><strong>17 et 18 novembre 2016<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de ce colloque était d’interroger les usages et la production de catégories d’analyse par les jeunes chercheur.e.s en sciences sociales qui effectuent des enquêtes de terrain dans diverses régions du monde.<span id="more-1113"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La notion de « Sud(s) » tout comme la notion d’ « aires culturelles » ont offert la possibilité d’un dialogue transdisciplinaire et ont accompagné le développement de nouvelles théories scientifiques. Ces notions ont aussi joué un rôle décisif dans l’organisation des institutions académiques et dans la mobilité des chercheur.e.s. Cependant, à l’instar de toute catégorisation, elles sont également le fruit de partis pris historiques et épistémologiques. Ainsi, bien que l’opposition des termes « Nord » et « Sud » renvoie à des points cardinaux physiquement neutres, ces derniers ont remplacé des dichotomies antérieures telles qu’Occident/Orient, Occident/Tiers-Monde, pays développés/envoie de développement, pays colonisateurs/colonisés et peuvent comporter un risque d’ethnocentrisme. Des interrogations similaires apparaissent dans le cas des études par « aires culturelles » (Asian studies, Latin American studies, etc). En effet, en établissant une stricte correspondance entre territoires et cultures, la notion « aire culturelle » tend à limiter l’analyse des circulations et des hybridations sociales dans un monde globalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Un tel découpage du paysage de la recherche correspond-il encore à des réalités contemporaines sur nos terrains d’investigation ? Est-il pertinent alors qu’au sein d’un système académique mondialisé, nombre de jeunes chercheur.e.s issu.e.s de pays dits du « Sud » sont affilié.e.s à des laboratoires scientifiques nord-américains et européens (dont ceux de la F3S) ? Ces catégories d’analyse sont-elles opératoires alors que les chercheur.e.s étudient des phénomènes sociaux observés aussi bien au « Nord » qu’au « Sud », avec l’apparition de nouveaux concepts enrichissant de manière transversale les recherches en sciences sociales ? Par ailleurs, est-il possible de se départir des notions définissant des aires culturelles et géographiques pour étudier l’Homme dans sa globalité et sa pluralité ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LES 17 ET 18 NOVEMBRE 2016 A PARIS</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Appel à communications</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le processus scientifique, dans ses essais de remise en cause des normes et des savoirs existants, construit, déconstruit et reconstruit de nouvelles catégories [1]. Il invite aussi à une réflexion linguistique sur le sens des mots et leur valeur sociale [2, 3]. Le poids des traditions scientifiques et institutionnelles, ainsi que les difficultés inhérentes à l’enquête de terrain conduisent souvent les jeunes chercheur.e.s à adopter une démarche de « bricolage » [4]. Le nombre croissant de chercheur.e.s issus des pays dits du « Sud » entraîne également le renouveau des problématiques : leurs regards différents sur les mêmes terrains d’enquête obligent à repenser les catégories d’analyse produites au « Nord ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunes chercheur.e.s souhaitant participer à ce colloque sont invité.e.s à mener un retour réflexif sur leurs pratiques de recherche et méthodes d’enquête, en expliquant la façon dont il.le.s s’approprient des catégories d’analyse existantes, les interprètent ou s’en s’inspirent (par exemple en ayant recours à l’interdisciplinarité, au comparatisme, aux « studies » – global studies, urban studies… – ou à des concepts tels que intersectionnalité, transnationalisme, circulations…), voire en proposent de nouvelles.</p>
<p style="text-align: justify;">1. Comment l’usage de certaines catégories d’analyse a-t-il participé à la conception de votre projet de recherche ?</p>
<p style="text-align: justify;">2. Dans quelle mesure leur usage a-t-il conditionné la préparation de votre terrain, la sélection de vos outils et méthodologies d’enquête ?</p>
<p style="text-align: justify;">3. Comment les catégories d’analyse envisagées ont-elles été remises en cause par votre confrontation avec le terrain ?</p>
<p style="text-align: justify;">4. A quel point les données de terrain peuvent-elles parfois subir une « torsion » pour correspondre à des catégories d’analyse et de théorisation ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si toutes les thématiques sont les bienvenues, nous porterons toutefois une attention particulière aux travaux qui décriront finement des processus de déconstruction et qui mettront en perspective les difficultés concrètes – scientifiques, professionnelles, politiques, sémantiques, personnelles – qu’elles peuvent induire pour les jeunes chercheur.e.s lorsqu’il.le.s interrogent les limites des catégories d’analyse qu’il.le.s convoquent.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/2645/files/2016/12/CODOFE-2016-Appel-à-communication.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&gt;&gt; codofe-2016-appel-a-communication</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/2645/files/2016/12/programme_codofe16.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&gt;&gt; programme_codofe16</a></p>
</div><p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/colloque-codofe-doctorant-e-s-de-la-federation-sciences-sociales-suds/">Colloque CODOFE – Doctorant.e.s de la Fédération Sciences Sociales Suds.</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Appel à communication : « Les circulations à contre-courant »</title>
		<link>https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/appel-a-communication-les-circulations-a-contre-courant-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmCograph]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2015 10:56:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Doctoral Student Seminars]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://federation3s.com/?p=1116</guid>

					<description><![CDATA[<p>CODOFE 2014 &#8211; 1ère édition du Colloque des doctorants de la Fédération Suds Paris 11 et 12 décembre 2014 La Fédération Sciences Sociales Suds (F3S) rassemble quatre laboratoires pluridisciplinaires consacrés à l’étude des problématiques propres aux pays du Sud : le CEPED, le CESSMA, le CREDA et l’URMIS. Créée dans le cadre du PRES Sorbonne &#8230; <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/appel-a-communication-les-circulations-a-contre-courant-2/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "Appel à communication : « Les circulations à contre-courant »"</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="modal-ready"><h2 style="text-align: justify;">CODOFE 2014 &#8211; 1ère édition du Colloque des doctorants de la Fédération Suds</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Paris 11 et 12 décembre 2014</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Fédération Sciences Sociales Suds (F3S) rassemble quatre laboratoires pluridisciplinaires consacrés à l’étude des problématiques propres aux pays du Sud : le CEPED, le CESSMA, le CREDA et l’URMIS. Créée dans le cadre du PRES Sorbonne Paris Cité, cette fédération a pour but de valoriser des recherches qui alimentent la réflexion autour des processus contemporains liés à la mondialisation, à partir de nouveaux paradigmes d’analyse dont les « Suds » sont porteurs. Dans cette perspective, la Fédération 3S propose pour sa première édition du colloque des doctorants, deux journées d’étude dédiées à la thématique des circulations.<span id="more-1116"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine des sciences sociales, de nouveaux outils méthodologiques interrogent les divers aspects de ces processus de circulation à l’aune de multiples échelles d’analyse ; par ailleurs, de nouvelles perspectives permettent de décentrer le regard porté sur ces phénomènes. Ce colloque vise donc à réinterroger les circulations en déconstruisant les dichotomies habituelles (Nord-Sud, centre-périphérie, pays développés/sous-développés) pour donner à voir une nouvelle carte de la mondialisation. Pour éclairer ces différentes interrogations, trois axes d’analyse sont retenus :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Axe 1 : Les mobilités et circulations de personnes</strong><br />
Le XXIème siècle est témoin de nouvelles formes de circulations de personnes qui ont engendré une multipolarisation des flux. Les parcours migratoires changent, de nouvelles classes migrantes se forment, certaines se décomposent, se recomposent. Au-delà de la réflexion sur la nature des flux migratoires contemporains, quels en sont les enjeux, les stratégies et les modalités de circulations ? Quelles sont les constructions sociales de ces mobilités ? Et comment ces dernières se déploient-elles dans l’espace et dans le temps ? Comment faire état de la multiplicité des enjeux économiques, politiques, sociaux, démographiques, linguistiques, culturels qui entourent les mobilités et circulations ? En outre, quel sens donner aux concepts de diaspora, de mobilité et de migration dans l’analyse des phénomènes de circulations ? Dans quelle mesure les concepts de transnationalisme et de citoyenneté transnationale peuvent-ils rendre compte des dynamiques migratoires actuelles ? Comment se forment, se composent et fonctionnent les groupes ou collectifs migrants ? Peut-on à leur propos parler de « classe migrante » ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Axe 2 : Les circulations de pratiques et objets culturels</strong><br />
Les cultures populaires autant qu’institutionnelles se sont toujours nourries des circulations des acteurs, des pratiques et des objets pour se réinventer. La mondialisation, que l’on cherche à définir, implique-t-elle pour autant une normalisation des codes ? Quelles en sont les références valorisées, les horizons privilégiés et comment changent-ils ? Révélatrices de rapports de forces, ces interrogations entrainent également une réflexion sur la construction de l’altérité, des identifications sociales et des stratégies d’appartenance quelle que soit l’échelle dans laquelle elles s’inscrivent, locale, régionale, nationale, internationale. Comment étudier l’intense circulation des pratiques culturelles et dans le même temps, la circulation des catégorisations sociales ? Par ailleurs, l’articulation entre le global et le local n’amène-t-elle pas à considérer une forme de mondialisation sédentaire ? Comment comprendre, alors, la dualité (s’il y a bien dualité) entre multipolarité, diversité des conditions et conséquences des circulations d’une part et d’autre part les revendications sociales, politiques, économiques qui puisent légitimité dans les sources identitaires ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Axe 3 : Les circulations de savoirs</strong><br />
Les circulations de savoirs revêtent différentes formes : elles sont véhiculées par les individus, dans le cadre de coopérations intergouvernementales et interinstitutionnelles, et également par le biais de nouveaux vecteurs tels que les outils numériques. Quels sont les modes de diffusion et d’échange des différentes formes de savoirs scientifiques, notamment en matière de politiques publiques ? Comment les savoir-faire locaux, tels que les pratiques de santé, sont-ils véhiculés à l’échelle internationale, voire mondiale ? Par ailleurs, si la mondialisation est revue à travers le prisme de la circulation des savoirs, il convient d’analyser l’influence de la circulation des personnes, des modes de vie et des systèmes de gestion sociale dans les sociétés destinataires. Comment les savoirs véhiculés d’un lieu à un autre transforment-ils les espaces d’installation ? Au regard de la déportation des systèmes d’administration depuis le 19ème siècle des Etats dominants vers les Etats colonisés, comment appréhender les pratiques institutionnelles des États du sud ? Comment, au travers des pratiques et politiques urbaines au Sud, mais aussi des échanges scientifiques internationaux, la mondialisation peut-elle être redéfinie ?</p>
<h2 style="text-align: justify;">Modalités de soumission</h2>
<p style="text-align: justify;">Les résumés, qui ne doivent pas excéder la limite de 350 mots, seront envoyés avant le 30 juin à : <a href="mailto:c&#111;dof&#101;&#50;&#48;14&#64;&#103;mail&#46;c&#111;m">c&#111;&#100;ofe&#50;0&#49;&#52;&#64;&#103;m&#97;i&#108;.c&#111;m</a>. Ce colloque est un cadre pluridisciplinaire de réflexion sur les différentes formes de circulations. C’est pour cette raison que toutes les approches disciplinaires sont encouragées. Les travaux d’ordre épistémologique et théorique sont vivement souhaités tout autant que les propositions reposant sur des<br />
données empiriques. Les contributeurs prévoiront : la présentation de l’objet, de la problématique, la méthodologie et les arguments de démonstration. Les auteurs doivent indiquer dans quel axe s’inscrit leur communication.<br />
Si la communication est retenue, les auteurs devront transmettre leur article avant le 15 novembre 2014, en vue d’une éventuelle publication.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Calendrier</h2>
<p style="text-align: justify;">Clôture de l’appel à communication : 30 juin 2014<br />
Avis de sélection : 30 septembre 2014<br />
Envoi de l’article : 15 novembre 2014</p>
<h2 style="text-align: justify;">Comité d’organisation</h2>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Luciana Araujo de Paula (Doctorante, CREDA, Université Sorbonne Nouvelle) ;</li>
<li>Valentine Becquet (Doctorante, CEPED, Université Paris Descartes) ;</li>
<li>Victoire Chalin (Doctorante, URMIS, Université Paris Diderot) ;</li>
<li>Elisa Grandi (Doctorante, CESSMA, Université Paris Diderot) ;</li>
<li>Pauline Monginot (Doctorante, CESSMA, Université Paris Diderot) ;</li>
<li>Ranèse Ngotom Tchamba (Doctorante, CESSMA, Université Paris Diderot) ;</li>
<li>Erika Pereira de Almeida (Doctorante, CEPED, Université Paris Descartes) ;</li>
<li>Manuel Rodriguez (Doctorant, CREDA, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3) ;</li>
<li>Niandou Touré (Doctorant, CEPED, Université Paris Descartes).</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Comité scientifique</h2>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Olivier Compagnon (Directeur de recherche – IHEAL, Université Paris Sorbonne Nouvelle) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Sylvie Fanchette (Chargée de recherche – CEPED, IRD) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Etienne Gérard (Directeur de recherche – CEPED, IRD) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Cynthia Ghorra–Gobin (Directrice de recherche – IHEAL, Université Paris Sorbonne Nouvelle) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Odile Hoffmann (Directrice de recherche – URMIS, IRD) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Aurélia Michel (Maître de conférences – CESSMA, Université Paris-Diderot) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Carola Mick (Maître de conférences – CEPED, Université Paris Descartes) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Amandine Spire (Maître de conférence – CESSMA, Université Paris-Diderot) ;</li>
<li style="text-align: justify;">Dominique Vidal (Professeur – URMIS, Université Paris-Diderot).</li>
</ul>
</div><p>L’article <a href="https://federation3s.com/en/doctoral-student-seminars/appel-a-communication-les-circulations-a-contre-courant-2/">Appel à communication : « Les circulations à contre-courant »</a> est apparu en premier sur <a href="https://federation3s.com/en/english">F3S</a>.</p>
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